APRES LA PRESIDENTIELLE... ET AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

mercredi 25 avril 2012 par mrap

APRES LA PRESIDENTIELLE... ET AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

Les résultats du premier tour de l’élection présidentielle sont inquiétants pour tous les démocrates et les vrais républicains. Marine Le Pen, avec presque 18% des voix, représente un danger croissant pour la démocratie. Elle a bénéficié dans sa campagne haineuse contre les immigrés et les musulmans du renfort des mêmes arguments assénés par Nicolas Sarkozy. Extrême droite et droite extrême de l’UMP se sont retrouvés sur des thèmes de campagne identiques, attisant la peur de l’autre, de l’étranger. Les extrémistes ont cherché et sont largement parvenus à diviser les électeurs en désignant des boucs émissaires pour expliquer la crise du capitalisme dont souffrent beaucoup de français mais aussi d’immigrés. Le Front National a mis en avant la thématique du « ni droite, ni gauche » - slogan fascisant emprunté aux années 1930 - pour convaincre les couches populaires de troquer les solidarités de classe qui divisent, pour les solidarités nationales de type ethnique.

Ce relatif succès des thèses racistes et xénophobes dans le pays des droits de l’Homme doit conduire tous ceux qui veulent une France capable de parler à l’humanité, tous ceux qui luttent pour l’égalité des droits et contre les discriminations racistes, à bâtir une stratégie de résistance efficace.

Le premier pas est de chasser Nicolas Sarkozy et la droite qui le soutient. Ensuite il conviendra de faire preuve de vigilance envers le futur gouvernement. Le Front National est conforté par ses résultats électoraux, par l’aggravation du chômage et de la précarité et par la place qu’occupent dans l’Europe libérale ses partis frères racistes et xénophobes. Il prétend représenter désormais l’opposition de droite et la droite extrême de l’UPM. Il va développer plus encore ses propos mensongers et durcir son action.

La responsabilité de tous les démocrates est importante. La crise actuelle se manifeste aussi par un repli sur soi, par le refus de la solidarité avec les plus démunis. Elle fragilise le politique qui perd sa légitimité au profit de l’économie.

Il ne suffit plus de dénoncer les paroles et les actes racistes. Il ne suffit plus d’en soutenir les victimes. Il faut aller à la racine du phénomène, en expliquer inlassablement les véritables causes économique, sociale, politique. Il faut en souligner inlassablement le danger mortel pour le vivre ensemble. Il faut montrer inlassablement tout ce que l’étranger, tout ce que l’immigré, a apporté dans le passé et apporte encore aujourd’hui à notre pays. Le Mrap est disponible pour y contribuer.

A Saint-Lô le 24 avril 2012